Tisser, broder, sublimer. Les savoir-faire de la mode
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La scénographie appuie le propos de l’exposition et participe au renouvellement des œuvres, elle partage les valeurs de ce qu’elle expose, celles de la connaissance du faire et de la conscience des ressources.
Réhabiliter l’exposition. L’exercice est ici poussé à son paroxysme avec un objectif de réemploi et de réadaptation à 95% ; cent serait chimérique. La connaissance des lieux et des montages d’expositions précédentes a permis de créer des ponts entre toutes les possibilités. Tout cela n’est pas (dé)montré ostensiblement au public, et c’est là que réside le lien avec le thème de l’exposition, le Savoir-Faire : Développer ce qui ne se voit pas sauf pour celui qui a déjà visité la Mode en Mouvement et qui aura cette impression de déjà-vu mélangé à un changement; changement net par la luminosité et les touches de couleurs ; déjà-vu par la conservation de la structure existante. Ainsi, tous les grands éléments de constructions sont conservés et adaptés, et de petits mobiliers sont récupérés de précédentes expositions. La réadaption ne peut se faire sans l’intelligence du groupe, les artisans de l’ombre qui œuvrent pour un travail précis et précieux. Au-delà, le point commun se poursuit dans la transmission : imaginer la suite. Permettre une vraie souplesse pour que l’exposition puisse vivre ses futures rotations sereinement, sans modifications majeures. Conserver, adapter, transmettre.
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